web analytics

image1

L’ambassadrice et le Loup

Par Mylène Gauthier, ambassadrice Harricana 2016

4 octobre 2016

Photo : Atout Cohésion

Il était une fois une fille que l’on appelait le Petit Chaperon rouge Mimi-l’ambassadrice. Un jour, sa mère lui dit : Va voir comme se porte ta mère-Grand-Fonds, porte-lui des gnocchis et un bon bouillon Salomon. Mimi, acceptant la mission de sa maman, et voulant rendre la chose agréable, demanda à sa grande sœur Annou de l’y accompagner; chemin faisant elles pourraient ensemble rigoler! Ainsi, avec sa sœur complice, elle partit aussitôt pour aller chez sa mère-grand.

En passant dans un bois elles rencontrèrent compère le Loup, qui eut bien envie de les manger, mais il n’osa, à cause de quelques ultra-bénévoles qui étaient aux aguets dans la forêt. Il leur demanda où elles allaient ; les pauvres filles, qui ne savaient pas qu’il est dangereux de s’arrêter à écouter un Loup, lui dirent : nous allons voir mère-Grand-Fonds, lui porter des gnocchis et un bon bouillon Salomon.  

Demeure-t-elle bien loin? demanda le Loup. Oh! Oui, dit Mimi, c’est par-delà la montagne que vous voyez tout là-bas, à 65 kilomètres d’ici. Eh bien, dit le Loup, je veux l’aller voir aussi; je m’y en vais par ce chemin-ci, et vous par ce chemin-là et nous verrons qui plus tôt y sera. La petite Mimi et sa grande sœur s’en allèrent par le chemin le plus long, s’amusant comme des enfants à dédicacer les kilomètres à ceux qu’elles aimaient, à courir après les papillons, et à décompter les ossements et les peaux de serpent qu’elles rencontraient dans les vallons. 

Tout au long du chemin, Mimi demandait à sa grande sœur : mais il est où le dénivelé annoncé? Et, il n’y a pas de racines dans les sentiers? Alors toutes ces peurs qui me tourmentaient avant de partir, tout ça pour rien? Les sentiers si beaux et les montées si faciles, faisaient disparaitre les peurs et alimentaient la bonne humeur. Hélas! Le loup, qui les suivait, tapis pas trop loin, ne pouvant se retenir, profita d’un moment de distraction des fillettes en goguette, et furtivement mordît très fort le genou de la grande sœur Annou : Ouch! Zut! Je ne pourrai pas te suivre chère Mimi, tu devras continuer seule accomplir notre mission vers la mère-Grand-Fonds!

Après quelques larmes de versées, triste, Mimi dû se résigner à abandonner sa grande sœur bien-aimée pour suivre les sentiers balisés. Mais le paysage était si joli que la bonne humeur lui reprit, et hop, Mimi enfila facilement les 25 kilomètres restants! Croisant sur son chemin parfois des bénévoles vaillants, parfois des coureurs souffrants, Mimi gambadait comme jamais, heureuse de renouer avec la course en sentiers. Faut-il le dire ses dernières expériences de la fin d’été avaient été désastreuses et elle en gardait depuis quelques peurs intérieures.

Le Loup, quant à lui, filant à toute allure fut le premier arrivé à la maison de la mère-Grand-Fonds. Derrière l’arche d’arrivée entourant le jardin de la grand-mère, il prit place pour se cacher. 

Mimi à son arrivée entendit la grosse voix du Loup, mais croyant que sa mère-grand était enrhumée, répondit : C’est moi mère-Grand-Fonds ! Je vous apporte des gnocchis et un bon bouillon Salomon ! Le Loup lui cria en adoucissant un peu sa voix : Tire la chevillette, la bobinette cherra Oh ! merci, prend ta médaille et tu verras. Mimi se baissa pour passer la tête autour du ruban soyeux de la médaille de bois. Le Loup, la voyant ainsi penchée, se jeta sur la petite Mimi, et la dévora ! 

Heu… en fait non… ce n’est pas comme ça que l’histoire se termina… La réalité c’est que la Mimi, arrivée après 65 kilomètres, avait si faim que c’est elle qui sauta sur le loup et le mangea! Rassasiée, elle sauta de joie en criant : Je suis loup ! Ça y est, #jesuisloup ! 

MORALITÉ :  prenez garde aux petites filles entêtées qui sont déterminées face aux sentiers, les kilomètres elles les mangeront goulûment et les loups les dévoreront fièrement!

Nos Partenaires

Présentateurs officiels

Partenaires Principaux

Financiers

Médias

Fournisseurs officiels

Support

Communauté