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Affronter l’ultra : vais-je être prêt?

Par Jean-Michel Lavergne, ambassadeur Harricana 2016

1 août 2016

Plus que six semaines avant le coup d’envoi de l’Ultra-Trail Harricana 2016. Comme la plupart des coureurs, je suis en mode préparation. Suis-je prêt? Certains jours, j’aime croire que oui, mais comment en être certain, puisque je n’ai jamais couru d’ultra-marathon?

Est-ce que mon corps arrivera à tenir le coup? Est-ce que mon entrainement progresse dans la bonne direction? Difficile à dire, surtout que je ne m’entraîne pas selon un programme particulier. Je me contente de courir le plus de kilomètres possible, et surtout, de varier les types de parcours. C’est ma stratégie : je cours pour me rendre au travail et je profite de mes temps libres pour effectuer des boucles, seul ou en famille, sur les différents sentiers du Parc de la Gatineau.

Combien de fois me suis-je retrouvé au fond des bois, avec un humidex qui frôle les 40 degrés, la chaleur qui draine mes réserves d’énergie et d’épaisses nuées de mouches noires qui tournent autour de moi?

Parfois, je ne sais pas trop où je suis ni s’il est temps de faire demi-tour. Malgré la fatigue, à chaque fois, je me répète que ce qui compte, c’est de continuer à avancer, toujours un peu plus, en ajoutant, à chaque course, quelques kilomètres supplémentaires. Je me motive en me disant qu’à l’arrivée, je peux compter sur les eaux fraîches du lac Meech pour me revivifier.

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Mes meilleures sorties

Le sentier sur lequel j’ai préféré courir cet été est sans doute celui de l’île Grande-Basque, dans l’archipel de Sept-Îles. L’Anse aux Cayes est le point de départ d’une boucle de 12 kilomètres, distance équivalente à la circonférence de l’île.

Lorsque je m’y suis rendu, à la fin juin, les pluies torrentielles qui s’étaient abattues la veille sur la baie avaient fait en sorte que le sentier était extrêmement boueux et accidenté. Même qu’à certains endroits, le tracé était impraticable. D’autant plus que tout au long du parcours, la voie est très étroite et il est difficile de se faufiler au travers des branches d’épinettes. Par chance, les portions plus ardues sont entrecoupées de hautes parois rocheuses surplombant la mer et de superbes plages de sable fin. Surtout, il y a la mer, à quelques mètres, et le bruit des vagues comme fond sonore.

J’ai fait d’autres randonnées mémorables, comme celle au Sentier des Loups du Parc national de la Jacques-Cartier. Le sentier est court (10 kilomètres aller-retour) mais avec son dénivelé de 450 mètres, il très intense du fait de son versant particulièrement abrupt. Un parcours exigeant, mais qui en vaut la peine, ne serait-ce que pour le point de vue sur la rivière, en contrebas, une fois rendu au sommet.

Évidemment, je compte, d’ici septembre, continuer d’allonger les distances et améliorer mes techniques de descente et de montée. Je crois progresser de semaine en semaine, mais il reste beaucoup de kilomètres à parcourir avant la fin de semaine de l’Ultra-Trail Harricana. En attendant, je continue de courir, d’expérimenter, d’affiner mes méthodes.

J’ai hâte de prendre le départ, bien entendu, mais, là encore, la question se pose : suis-je vraiment prêt à courir 125 kilomètres? Réponse le 10 septembre prochain.

Photos : Julie Trépanier

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